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Rempotage – Big juniper

Nous sommes début avril (2017), je viens tout juste d’arriver à la pépinière, et je découvre le travail en cours de Matt (étudiant australien), sur un énorme juniperus. Un bonsai impressionnant.

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L’équilibre de l’arbre est longuement analysé par Oyakatta, qui nous offre là une belle leçon. Matt n’en perd pas une miette.

Plusieurs jours de travail ont été nécessaires pour nettoyer le bois mort, la veine vivante, et faire une mise en forme d’entretien: pas de changements drastiques, mais une redéfinition des plateaux qui permet d’éclaircir les masses foliaires et de conserver la forme de l’arbre.

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L’arbre est presque terminé. Matt reste concentré.

 

Quelques jours plus tard j’assiste au rempotage de l’arbre. Abel (étudiant espagnol) participe au travail.

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Le très beau pot qui contenait l’arbre, était un Yamaaki (Tokoname).

 

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Pour le rempotage, Oyakatta décide de choisir une forme de pot très différente du précédent.

 

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La motte est fortement réduite, mais on ne démèle pas entièrement les racines. Si on voulait le faire, on prendrait des risques pour la vie de l’arbre, tant la motte est compacte.

 

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Comme souvent, on intègre une petite quantité de charbon de bambou dans le fond du pot.

 

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Oyakatta supervise avec une grande exigence l’implantation de l’arbre dans son pot. L’inclinaison et l’orientation doivent être parfaits.

 

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Oyakatta plante un morceau de bambou dans la motte, afin de faciliter la fixation de l’arbre dans son pot. Des fils épais d’aluminium sont employés pour cela.

 

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Le rempotage est terminé.

 

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L’arbre tel qu’il était à l’été 2016. En comparant avec la photo précédente, on peut observer tout le travail réalisé. Nettoyage de la veine vivante, du bois mort, et bien sûr éclaircissement du feuillage, et changement de pot.

 

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A la fin du travail, on arrose abondamment.

Une matinée chez des clients.

Un dimanche matin de juillet, Oyakatta nous emmène faire une petite visite chez quelques uns de ses clients et amis. Carlos et Thom, qui étudient avec moi à la pépinière,  sont aussi du voyage. Nous n’allons pas regretter de nous être levé de bonne heure!

Oyakatta comme à son habitude, nous a donné très peu d’explications sur l’objet de notre déplacement. Visite de courtoisie?,  achat d’arbres?, emprunt de bonsai à travailler?, ou  simple envie de nous faire découvrir de belles choses? Nous allons comprendre au fur et à mesure de la matinée, qu’il s’agit d’un peu de tout ça à la fois.

 

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Première visite, au fond de la campagne, à la rencontre d’un couple de modestes maraichers, qui nous accueillent avec une tasse de thé vert.

 

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A l’arrière de la maison, beaucoup d’arbres dans un espace réduit.

 

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Difficile de progresser dans cette « jungle ».

 

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Espace réduit, mais vue magnifique !

 

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Pin blanc.

 

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Epicéa jezoensis.

 

 

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Genévrier chinensis.

 

 

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Comme Carlos, nous ne savons pas où donner de la tête.  Remarquez les pots de grandes tailles qui servent à surélever les arbres. Une astuce pour gagner de la place.

 

 

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Pin rouge.

 

Après une longue discussion, nous repartons avec plusieurs arbres. Je pense dans un premier temps qu’Oyakatta les a achetés, mais en fait, je comprends un peu plus tard qu’il ne s’agit que d’un prêt. Nous devrons affiner la mise en forme de ces bonsai. Le propriétaire repassera quelques temps après à la pépinière, pour récupérer ses protégés.

 

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Voici les arbres sélectionnés. Le pin blanc de droite, vient de Taisho-en. Il est destiné à retourner chez un client que nous allons visiter ensuite.

 

 

Deuxième arrêt, cette fois-ci chez un riche client, à qui on rapporte un arbre que Thom a entièrement mis en forme et rempoté. L’homme semble avoir passé un contrat d’entretien  avec Oyakatta, pour que celui-ci s’occupe des tâches importantes à réaliser sur ses bonsai.

 

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Thom pose fièrement avec le pin blanc qu’il a travaillé.

 

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Notre client a une autre passion: les rapaces.

 

Troisième pause, Oyakatta nous entraine chez un ami, pour une visite de courtoisie. Sans savoir ce qui nous attend, nous traversons un hangar et gravissons un escalier étroit, pour déboucher sur une petite terrasse qui recèle de précieux trésors!

 

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Genévrier chinensis.

 

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Pin blanc.

 

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Composition de genévriers sur roche.

 

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Pin rouge.

 

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Dommage que le jin du haut soit emballé, mais c’est pour éviter de le casser en circulant dans les allées étroites…

 

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Certains de ces arbres ont une patine exceptionnelle.

 

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Encore un beau genévrier sur roche.

 

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 Thom et votre serviteur. Contents d’être là !

 

Arrêt suivant, chez un vieil homme qui semble avoir un peu de mal à entretenir ses arbres. L’endroit est cependant charmant.

 

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Ce pin blanc est en bonne forme, mais malheureusement, le feuillu à droite en arrière plan, est mort depuis longtemps.

 

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Un genévrier qui semble peiner. Victime d’acariens ?

 

 

A présent, nous faisons une courte pause chez un professionnel qui cultive une quantité impressionnante de petits arbres d’une seule variété. Oyakatta fait la moue, car il ne trouve pas ce qu’il cherche. Apparemment, son objectif est de rapporter des arbres de bonne taille, plutôt des conifères, pour nous faire travailler.  Il a l’intention de nous occuper un moment !

 

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Ici, le propriétaire semble apprécier les tracheslospermum ! (jasmin du Japon ou chirimen-kazura en japonais).

En repartant, la maitresse de maison nous offre quelques canettes de boissons fraiches à emporter. Délicate attention.

 

Pour notre dernière halte, nous rendons visite à un amateur qui possède peu d’arbres, mais d’un très bon niveau.

 

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Prunus mume.

 

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Genévrier itoigawa.

 

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If (cuspidata).

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Un autre cuspidata.

 

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Erable palmé.

 

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Prunus mume.

 

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Détail du même arbre.

 

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Stewartia greffé.

 

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Oyakatta toujours jovial.

 

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Erable palmé.

 

Sur le chemin du retour, nous passons devant une drôle d’apparition. Cette maison n’évoque-t-elle pas  le sud de la France ?  Notre pays est apprécié ici, semble-t-il.

 

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Les premiers caractères du panneau à droite, traduisent assez fidèlement le mot « restaurant », la suite, peut être un autre mot français un peu déformé.

Galerie (3) – Feuillus

Voici une sélection de feuillus observés à la pépinière. Malgré un renouvellement important des arbres, par le jeu des ventes et des achats, j’ai pu en retrouver un certain nombre entre mes 2 séjours sur place.

 

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Beaucoup de feuillus sont regroupés dans cet espace. Les ombrières sont déployées, nous sommes en été.

 

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Le même endroit, au printemps suivant. Les ombrières sont repliées.

 

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Erable palmé (momiji en japonais), env. 80 cm.

 

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Prunus mume (ume en japonais), env. 70 cm.

 

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Erable palmé, en été. env. 80 cm.

 

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Le même arbre, au mois d’avril suivant.

 

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Erable palmé sur roche. env. 45 cm.

 

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Eleagnus (gumi en japonais). Au printemps, l’arbre commence à émettre de nouvelles feuilles, car il a été défolié plusieurs mois auparavant.

 

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Un énorme érable de burger (kaede), en été . env. 1m.

 

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Sur cette photo, on peut apprécier la structure de l’arbre.

 

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Pommier (malus sieboldii ou toringo, zumi en japonais).

 

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Eleagnus (l’arbre émet de nouvelles feuilles au printemps, car il a été défolié).

 

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Erable de burger.

 

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Hêtre crénelé (fagus crenata, buna en japonais) en été. env. 70 cm.

 

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Le même arbre au printemps suivant.

 

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Toujours le même hêtre, que nous avons débarrassé de ses vieilles feuilles (coupées aux ciseaux).

 

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Erable de burger. env. 80 cm.

 

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Erable palmé en été. env. 50 cm.

 

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Le même arbre au printemps suivant.

 

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Erable de burger.

 

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Le même arbre au printemps suivant.

 

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Erable de burger.

 

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Erable palmé.

 

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Erable palmé.

 

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Pommier (malus sieboldii ou toringo).

 

Un petit bijou pour terminer la série :

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Erable palmé. env. 35 cm.

Mise en forme d’un pin blanc – Taiga Urushibata

Voici l’évolution d’un énorme « goyomatsu » (pin blanc), mis en forme par Taiga Urushibata, assisté de son apprenti Yusei Sasaki.

L’arbre mesure 90 à 100 cm de haut, et est planté sur une énorme lauze d’environ 80 cm de long.  Ce travail impressionnant a été réalisé en 3 jours.

 

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Certains fils de cuivre de forts diamètres (5-6 mm) sont utilisés non recuits. Ils sont ainsi plus rigides et capables de maintenir des branches très épaisses, mais cette rigidité les rend très difficiles à manipuler, et Taiga doit utiliser beaucoup de force. Souvent, l’extrémité du fil est maintenue avec une pince, pour le diriger avec plus de facilité.

Avec ce fil très dur, le risque semble grand de casser des branches. Pourtant, aucun dommage ne sera causé à l’arbre. Le maitre fait preuve d’une grande maitrise technique.

 

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Yusei Sasaki, l’apprenti de Taiga.

 

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L’arbre terminé, exposé en devanture de la pépinière.

 

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Côté gauche.

 

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L’arbre est ligaturé « seulement » à 80%. Il est très difficile d’obtenir une finition si parfaite, alors que l’arbre n’est pas totalement ligaturé. Cela suppose une technique sans faille. Taiga et son apprenti possèdent ce haut degré de maitrise.

 

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Côté droit.

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Face arrière.

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Galerie (2) – pins blancs

Quelques pins blancs vus à la pépinière.

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Hauteur env. 90 cm

 

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Hauteur env. 30 cm

 

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Hauteur env. 25 cm

 

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Hauteur env. 80 cm

 

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Hauteur env. 30 cm

 

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Hauteur env. 90 cm

 

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Hauteur env. 50 cm

 

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Hauteur env. 70 cm

 

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Hauteur env. 60 cm

 

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Hauteur env. 90 cm

 

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Hauteur env. 50 cm

 

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Le même arbre, vu de côté.

 

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Hauteur env. 30 cm

 

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Hauteur env. 80 cm

 

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Hauteur env. 70 cm

 

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Hauteur env. 60 cm

 

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Hauteur env. 70 cm

 

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Hauteur env. 50 cm

 

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Hauteur env. 60 cm

 

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Hauteur env. 50 cm

 

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Hauteur env. 80 cm

Entretien des pins blancs

Les pins blancs sont des pins dits « faibles ». Ils ne produisent a priori qu’une seule pousse par an, il faut donc les tailler avec précaution.

Ces arbres préfèrent les sols secs. On veillera à utiliser un substrat bien drainant, pour éviter un excès d’humidité, et à bien laisser sécher entre 2 arrosages. Si les pins blancs aiment avoir leurs racines au sec, ils apprécient qu’on offre de l’humidité à leurs aiguilles. Ainsi, en été, il n’est pas rare que sur les 2 arrosages pratiqués par jour à Taisho-en,  pour l’un des deux, on se contente de mouiller les aiguilles des arbres, sans arroser leur substrat, ou très peu.

Lors du travail d’éclaircissement de l’arbre, et de sa mise en forme, nous allons retirer les vieilles aiguilles, et une partie de celles de l’année. La quantité enlevée dépendra de la vigueur de l’arbre, et de son stade de développement. Ce travail permettra d’apporter de la lumière à l’intérieur de l’arbre, pour favoriser le bourgeonnement. Cela va aussi faciliter la pose du fil pour la mise en forme.

La meilleure période pour ligaturer les pins blancs, préconisée par Bjorn Bjorholm dans sa vidéo  » The bonsai art of Japan  » ( Episode 29), se situe de fin septembre à début mars. Cela évitera de casser les jeunes pousses émises au printemps. Mais comme d’habitude, cela doit être adapté à vos conditions de culture.

A Taisho-en, ce travail est réalisé pratiquement toute l’année, avec une petite interruption au moment où les nouvelles pousses sont les plus fragiles (avril-juin). Mais cela va dépendre du type d’arbre.

 

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Ce pin blanc, travaillé en juillet 2016, est très vigoureux. Nous pouvons l’éclaircir, et le mettre en forme sans risque.

 

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On éclaircit en taillant les rameaux en trop: on garde la plupart du temps 2 départs au bout d’une branche plus importante. On retire aussi les vieilles aiguilles, et une partie de celles de l’année, en ne conservant qu’une couronne d’aiguilles aux extrémités des rameaux.

 

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Mon premier travail à Taisho-en ! La mise en forme est terminée. Elle devra être affinée au cours des années à venir.

 

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Le même arbre en avril 2017. Il n’a évidemment pas émis de nouvelles pousses après juillet. On distingue les nouveaux bourgeons de l’année qui commencent à se développer.

 

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Oyakatta inspecte le travail réalisé par Carlos sur un petit pin blanc (juillet).

 

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Un de plus !

 

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Ces nombreux pins blancs sont utilisés par les étudiants, pour mettre en pratique les techniques de base enseignées ici. Notez la boulette d’engrais disposée dans chaque pot. Photo début août.

 

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Sur cet arbre, aucune aiguille n’est retirée avant la mise en forme ( juillet ).

 

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Le résultat.

 

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Un pin blanc plus imposant (70cm), après un travail effectué début avril. L’arbre a été légèrement désaiguillé (vieilles aiguilles uniquement), puis ligaturé, et greffé. Stephan, un étudiant belge a commencé le travail, que j’ai ensuite poursuivi. Il manque encore un peu de fil sur la cime.

 

 

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Le même arbre. Oyakatta nous explique que dans ce cas, on retire la chandelle centrale, et on casse la moitié de celle de droite.

 

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Afin de réaliser une photo, j’entreprends  l’opération qu’il vient de nous décrire. Mais il me demande d’arrêter: « Nous verrons plus tard ! ». Le risque d’affaiblir l’arbre est trop grand. En effet, certaines branches importantes vont être coupées, la ligature n’a pas été encore posée, et on va aussi greffer l’arbre. Finalement, on ne touchera pas aux chandelles pour ne pas enlever trop d’énergie à l’arbre.

 

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Détail des greffes réalisées sur la branche basse de droite. Une branche du même arbre a été coupée, plongée dans un seau d’eau pendant quelques heures, puis on a prélevé les greffons. Durant mon séjour en avril, c’est la seule fois où l’on a immergé des greffons afin de les poser. Mais c’est aussi la seule fois où l’on a greffé du pin blanc. Les autres greffes ont été pratiquées sur des pins noirs, qui n’ont pas besoin de la même attention.

 

 

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Sur cet arbre vénérable, nous n’enlèverons pas d’aiguilles. Nous demandons pourquoi à Oyakatta: « Je n’ai pas envie de ne voir que les os de l’arbre! ». Autrement dit, on ne va pas trop le déplumer.  Quelques branches seront ligaturées pour affiner la forme de générale de l’arbre (fin juillet).

 

Dans sa vidéo (cf lien à la fin de l’article), Bjorn Bjorholm, explique qu’à Kouka-en (Osaka), le développement des pins blancs est contrôlé quasiment uniquement en gérant l’arrosage, et la fertilisation (engrais donné seulement au début de l’automne). La taille des chandelles n’est apparemment pas pratiquée. A Taisho-en, les pratiques sont un peu différentes. Selon mes observations, je déduis qu’on donne de l’engrais organique aux pins blancs, dès le mois de juin. L’engrais est dosé à 4-2-1.

 

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Fin juillet: l’engrais est déjà en place depuis un moment sur ce shohin .

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Même constat pour cet arbre.

 

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Mi-juillet. Sur ce pin blanc plus grand (60 cm), l’engrais est en place depuis au moins le début du mois.

 

Mettons maintenant en pratique les deux principaux enseignements que j’ai appris d’Oyakatta . Ses mots résonnent encore en moi quand je m’apprête à agir sur mes arbres:

  • « Case by case » : on procède toujours au « cas par cas ».
  • « Learn the tree » :  « apprenez l’arbre » , c’est à dire observez chaque arbre pour adapter vos actions à ses particularités. N’appliquez pas les règles apprises sans les adapter à l’arbre, s’il le « demande ».

Avec ces mots en tête, oubliez un instant la règle communément appliquée: « on ne taille jamais la totalité des chandelles d’un  pin blanc », avant de regarder les photos suivantes.

 

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Mi-juillet. Emission de nouveaux bourgeons sur un pin blanc, après la taille de la quasi totalité de l’extrémité des rameaux, effectuée plusieurs mois avant.

 

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Le même bonsai. Ici, l’arbre a réagi comme un pin noir: une profusion de nouveaux bourgeons naissent à l’endroit de la coupe !

 

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Vu d’ensemble de l’arbre.

 

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Un autre pin blanc ayant été taillé plusieurs mois avant la photo, prise à la mi-juillet.

 

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Le même arbre. La plupart des tailles n’ont fait naitre qu’un seul bourgeon, mais à certains endroits, il y en a tout de même deux.

 

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Un dernier exemple sur un pin blanc taillé sévèrement. Photo début août.

 

Cela semble étonnant, mais ces arbres ont bien réagi. Ici ou là, quelques branches n’ont pas donné de nouveaux bourgeons. Elles vont probablement mourir, mais d’autres les remplaceront. Les conditions climatiques du japon permettent ce genre d’opération. Cependant elle n’est pratiquée que sur des arbres vigoureux, en cours de formation.

Asanuma que j’ai questionné sur le sujet, m’a confié que l’opération restait risquée, et qu’on pouvait perdre parfois jusqu’à 30 %  des branches ainsi taillées. Autant vous dire que j’hésiterais à faire cela sur un pin blanc cultivé en Europe.

 

Je vous invite à regarder la vidéo de Bjorn Bjorholm sur le sujet. En anglais: « The bonsai art of Japan  » . Vous trouverez facilement l’épisode 29, une fois sur la page youtube, en déroulant la liste des vidéos :