Une journée à Taisho-en

Voici à quoi ressemble une journée type à Taisho-en. Ici, pour les étudiants, le travail commence vers 7h30 ou 8 heures, par le nettoyage de la pépinière. Chacun s’est vu attribué une zone à entretenir. Au programme, arrachage des mauvaises herbes, et balayage des allées.

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Yusei, l’apprenti, arrive toujours à 7h30, pour faire le gros du ménage…avec le sourire !

 

Vers 8h, le travail sur les arbres commence. La plus grosse activité, lors de mon premier séjour à Taisho-en  (un mois en juillet/août), a consisté à la taille, sélection des aiguilles, et mise en forme des pins. Mise en forme également de toutes sortes de conifères (principalement pins et genévriers, mais aussi épicéas, ifs, chamaecyparis…). J’ai pu aussi participer à quelques travaux de marcottage, de greffe, et de taille de feuillus. Sans oublier l’arrosage qui venait rythmer nos journée.

En avril, lors de mon deuxième séjour, le travail de rempotage intervient, mais contrairement à ce que j’avais imaginé, cette activité n’est pas si soutenue que cela. Beaucoup d’arbres sont matures et ne demandent pas à être rempotés trop fréquemment. A cette époque, on surveille aussi la croissance des érables, et on commence à les pincer. Le travail de mise en forme des arbres se poursuit (éclaircissement ou taille plus sévère, ligature). On pratique aussi la greffe, ou le marcottage. Je reviendrai sur tout cela lors de prochains articles.

 

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Ciseaux pour couper les pousses de l’année, et pince à épiler pour retirer une partie des aiguilles. juillet.

 

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Deux étapes: à l’arrière, un pin avant le travail, au premier plan, un autre pin, après la taille. juillet.

 

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Yusei met en forme un pin blanc. Il m’explique comment il va disposer les branches. juillet.

 

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Thom ligature son arbre pour le mettre en forme. juillet.

 

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Carlos sélectionne les nouvelles pousses à garder sur ce pin rouge. fin juillet.

 

A midi, nous regagnons nos studios situés à moins de 5 minutes à pieds de la pépinière. Difficile de prendre le temps de cuisiner, car le travail reprend à 13h. Heureusement, le supermarché du coin nous offre une très grande variété de plats, souvent préparés sur place, que nous pouvons facilement réchauffer dans le coin cuisine de notre studio. De temps en temps, Oyakatta nous invite à partager des « bento » qu’il se fait livrer directement à la pépinière.

 

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Au cours de la journée, nos travaux sont rythmés par deux séances d’arrosage, en juillet/août. Un seul par jour, voir tous les 2 jours, en avril.

 

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Ici, il faut savoir tout faire.

 

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Dès qu’un travail est terminé, après contrôle du maitre, l’arbre retourne sur les étagères. Sans attendre, un autre bonsai est porté à l’atelier.

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Régulièrement, des arbres sont achetés ou vendus. On suspend les travaux en cours pour charger ou décharger le stock.

 

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La « récolte » du jour.

 

A 17h, le son d’un carillon retentit dans le quartier. Il signifie à la plupart des gens que leur journée est terminée. C’est notre cas également en été. En avril, le travail se poursuit jusqu’à 18h, voir un peu plus, si le travail nous fait oublier l’heure! S’il nous reste un peu de temps avant la nuit, nous en profitons pour observer les arbres de la pépinière, discuter avec Asanuma, ou aller voir l’avancée des travaux de Yusei. Ce dernier va continuer son travail jusqu’à 19h, et en été, il est très fréquent qu’il revienne de 20h à 22h. Un vrai sacerdoce ! Mais comme m’a dit un jour le jeune apprenti, avec beaucoup de conviction: « je veux devenir un maitre de bonsai ». A ce rythme pendant 4 à 5 ans, il n’aura pas volé son titre !

 

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18h: La journée n’est pas encore terminée pour Yusei.

 

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Un peu plus de 19h. La nuit commence à tomber.

 

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Après une journée studieuse, un bon repas pour reprendre des forces.

 

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Au menu de ce restaurant: porc pané recouvert d’un oeuf (katsu nabe), du choux cru, un bol de riz, et une soupe. Délicieux.

 

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Ici, la communication se passe principalement en anglais, avec quelques bribes de japonais. Voici mon équipement de « survie »:  Deux dictionnaires, un guide de conversation, des carnets pour noter du vocabulaire, et un autre pour mettre au propre les notes du jour.

 

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La pépinière s’endort, mais quelques « master pieces » bien éclairées, se chargeront d’impressionner encore le visiteur égaré.

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